vendredi 29 juillet 2022

 En chemin, belle découverte du ravissant village d'Eus, égayé par une très jolie flore méditerranéenne.


Eus, "plus beau village de France"

Jacques me conduit dans son Ariège bienaimée; nous voyons les champs de foin fraîchement fauchés au pied du château de Montségur, des villages pittoresques : les Bordes sur Arize qui se mirent dans leur rivière, Carla Bayle, un village d'artistes tout en hauteur, les briques roses de Rieu-Volvestre en Haute-Garonne, la bastide de Mirepoix.

le Pog de Montségur

les Bordes sur Arize

Rieu-Volvestre

l'église de Carla Bayle

les couverts de Mirepoix

Jacques, qui doit faire un aller/retour à Paris, me confie sa maison, bien agréable à vivre et à travailler...!


Le 1er juillet, je reprends mon itinérance vers le Nord Est.
Mon imagination vogue, au diapason des péniches du canal du Midi et dans les ruines des châteaux cathares de Lastours.

le canal du midi à Bram

Lastours, château cathare dans l'Aude

Le camping de Lastours est une sorte de résurgence Erasmus : il est tenu par des jeunes stagiaires venus de partout, belges, turcs, lituaniens...
Ces jeunes perfectionnent leur français et travaillent au camping contre le logement en mobil-homes et une vie communautaire!
Je subis, dans ce camping aride, à la végétation précocement séchée, l'invasion d'une fourmilière dans mon camion. 
Cela précipite mon départ, mais je pars avec les fourmis qui trouvent 1000 cachettes dans les innombrables rangements et recoins du Camt'Art. 
Elles sont partout, c'est un cauchemar! Une par une, je les attrape avec un doigt mouillé...
Il me faudra 4 jours pour venir à bout de la colonie.

Et quel bonheur, arrivée dans le Ségala Tarnais le 4 juillet, de trouver la verdeur et la fraîcheur du Cérou, la délicieuse rivière de Monestiés, un formidable village médiéval, qui montre à voir de beaux ponts, un cœur ancien charmant, et dans une petite chapelle, un extraordinaire et rare retable représentant, à l'échelle 1, 20 personnages en calcaire polychrome.
De toute beauté!  

Monestiés. Mise au tombeau sculptée au XVème siècle

le pont de Candèze  12-13ème siècle

Bordé par le cérou, un sentier botanique et un potager participatif, le petit camping municipal des prunettes est une merveille d'ombrage et de simplicité. Tout ce que j'aime!



Le 8, je quitte à regret ce village serein, pour aller marcher sur le chemin de ronde du beau village perché de Puycelsi et rejoindre Cahors où je vais voir l'impressionnant pont Valentré.

le pont Valentré à Cahors

la vue de Puycelsi

Les campings se peuplent et deviennent chers : ce sont les vacances scolaires.
Il faut mettre le chien à la longe.

Et puis voilà Bonaguil, éblouissant château du Lot et Garonne, que je revisite après 43 ans, en pleine fête médiévale ( petit clin d'œil aux caravelles qui ont tracé "Bourg-la-Reine/ Lourdes en vélo avec moi l'été 78 ou 79).
Et je pénètre par le Sud dans le département chéri qu'est pour moi la Dordogne...
Lalinde, Montpazier... Que de belles choses à montrer encore! 



























 

 

lundi 20 juin 2022

ô, l'enveloppante douceur du Gers, ses maisons de pierre couleur sable sec, les bastides et leurs grandes halles, les tournesols encore verts qui nous promettent des champs de soleil jaune, la Lomagne, des paysages de campagne presqu'italiens,  parmi les plus beaux peut-être...
Cologne
L'église abbatiale fortifiée de Simorre

Me voici dans l'Aude et, le 11 juin, à Carcassonne. quel magnifique département!


La cité de Carcassonne

Je quitte l'Aude trop vite, mais je reviendrai, car je veux rejoindre le Roussillon et la Méditerranée avant le rush de l'été.

La côte Vermeille... 
J'ai une pulsion dyslexique : la côte Merveille !

La mer, la montagne, les vignes, tout ensemble réunies.
Côte bleue, langues de terre entre mer et étangs, presqu'île du Barcarès où je dors.
Le potentiel de l'endroit est énorme, comme les campings, structures surcalibrées, villes de mobil-homes, très animées, bruyantes la nuit. Toute la côte de ce secteur a été colonisée pour le tourisme estival. Ce n'est pas ce que je préfère, mais bon, la mer est si belle à l'ombre des palmiers, des grands lauriers roses et des eucalyptus.
Enfin je touche à mon but : Collioure que je rêve de découvrir depuis longtemps.
J'y arrive très tôt, quand le village dort encore,  et c'est magnifique!
La ville n'a pas usurpé son label de "Petite Cité de Caractère".


Collioure

Plus au Sud, de crique en crique, la côte catalane est préservée. Site classé, l'anse de Paulilles, encerclée de vignobles, vaut le détour.


Retour dans les terres, toujours dans les Pyrénées Orientales.
Dans le massif des Aspres, j'empreinte une route sinueuse et dangereuse (proposition créative du GPS de mon téléphone) pour dénicher dans sa montagne un joyau de l'art roman catalan : le Prieuré de Serrabona. On peut y voir des sculptures en marbre rose des Pyrénées, pleines d'expressivité et de drôlerie. 




Le 13, sous le cagnard, je déambule comme un zombi, sonnée par la chaleur, sur le sable brulant  des Orgues de l'Îlle sur Tet, peuplé de cheminées de fées, qui ne m'envoient aucun sortilège de fraîcheur :)




Ce même jour, je rejoins le camping municipal du Lac de Vinça, planté sur la rive d'un lac charmant qui me permet de résister aux journées caniculaires qui s'abattent sur toute la France.
Dans mon vieux Camt'Art de 20 ans, il n'y a pas la "clim", et la température monte jusqu'à 38°c. On se mouille.
Avec les canards.


la vue du camion au camping de lac de Vinça

Nous sommes le 21 juin, je vais en Ariège retrouver Jacques Mordac, un ami aquarelliste.












    





 











vendredi 10 juin 2022


L'océan. Les vagues cognent.

Il y a ceux qui les regardent, et ceux qui les chevauchent.

Et les bistrots du front de mer préparent leur saison et attendent les gourmands

.



Je parcours la grande crique de Saint Jean de Luz, découvre le fort, les bateaux, le port, puis remonte la côte et m'installe le 21 mai 2022 dans un des nombreux campings installés en chapelet tout au long de la côte.
Le fort de Socoa et la maison de Louis XIV

Je demande à Pépite si elle veut tenter de suivre le chemin côtier avec moi en trottinette jusqu'à Guéthary. L'idée l'emballe :elle sourit !
Mais 8 km en courant à côté de cette faignante de maîtresse, portée par sa trottinette,  sous 32°c, avec de si petites pattes, c'est une épreuve. Quand enfin la langue est à nouveau rentrée dans son fourreau de museau, nous pouvons repartir.




à Guéthary, un petit port touchant, on pêchait autrefois la baleine. Qui le sait encore, que les basques ont longtemps eu la haute main sur la pêche à la baleine ?

Le 26 mai, après une grande lessive, je rentre dans les terres et rejoins Sauveterre de Béarn, une petite cité de caractère léchée par le Gave d'Oléron.
Je vis quelques jours dans un merveilleux petit camping, des gérants plus gentils, je ne sais pas si cela existe!

le pont de la légende à Sauveterre de Béarn.


Le 1er juin, je prends le Nord pour aller découvrir les Landes, ou plus précisément la "Grande Lande", celle qui existait avant que l'Homme n'y plante cette interminable forêt de pins pour l'exploitation de la résine.
Une maison des landes typique.


Passionnant écomusée de Marquèze où j'apprends le mode de culture agropastorale, ancêtre de la permaculture, me semble t'il. Les échasses du moutonnier lui permettait de voir ses bêtes de très loin.

l'échassier devant la maison du maître.

Un poulailler perché. Sur l'airial, les animaux sont libres. La nuit les poules sont à l'abri du renard qui n'arrive pas à monter la perche.

L'auvent de la maison de Marquèze.


Le 3 juin 2022, je vais dans le Lot et Garonne admirer Nérac, avant de m'installer quelques jours dans le Gers.
Sur le bord de la Baïse.

Nérac, le moulin de Barbaste.














lundi 23 mai 2022

Je reprends mon chemin le 4 mai, après une chaleureuse semaine de fête et de retrouvailles. J'ai revu mes beaux-frères Mireille et Marc et leur maison typique du Béarn. Toutes leurs vies de bergers, ils ont élevé des brebis et produit de l'Ossau-Iraty, succulent fromage local.


la maison de Mireille

la race rustique des Manech à tête noire

Je quitte Rébecca et Patrick qui m'ont très amicalement dorlotée à l'occasion de l'union de nos enfants et m'enfonce dans la montagne. Je traverse la vallée d'Aspe et rejoins Lescun un très joli village montagnard classé "plus beau village de France", ceinturé par 3 sommets pyrénéens légendaires : les 3 rois, les aiguilles d'Ansabète et les orgues de Camplomb.


chevaux dans le village de Lescun




Avec le drone je fais des photos aériennes pour Franck qui vient de reprendre le beau camping sauvage du Lauzart. Inoubliable endroit. 



Le 13 mai je traverse le Béarn par l'ouest et j'admire ses maisons en galets de gave couvertes d'ardoises.

une ferme béarnaise

Et puis, brutalement les toits deviennent ocre rouge, les murs blancs, les volets et les colombages rouge sombre, me voici dans le pays basque.
Je m'installe à Saint Jean Pied de Port, cité médiévale au caractère très marqué, village étape pour les pèlerins en marche vers Saint Jacques de Compostelle.
Tout me plaît: l'architecture, la pierre rosée, les rues colorées et pentues, les spécialités pittoresques,    tissus, espadrilles, piment, jambon, les remparts de la citadelle caressés par la rivière dans laquelle Pépite prend ses bains de pattes, et même l'aire de camping-cars verte et arborée!



Saint Jean Pied de Port




J'y reste jusqu'au 21 mai, et c'est, déjà nostalgique de cette cité, que je repars toujours à l'ouest, jusqu'à buter contre l'océan.
Nous voici arrivées à Saint Jean de Luz.