Où suis-je actuellement?



Le 27 juillet, je su
is dans le Sud Finistère, près de Douarnenez, après 10 premiers jours dans le Morbihan.
La prise en main du Camt'Art, la maîtrise de ses fonctions : faire de l'eau chaude, assurer les sources d'énergie pour faire tout fonctionner, le téléphone, l'ordinateur, les batteries, tout l'équipement, tout doit être expérimenté. En quittant Belle-Île le 16 juillet, je fais d'abord étape à Kerassel chez Sylvie et Jean-Pascal, puis chez Brigitte et Didier, près de Sarzeau dans le golfe du Morbihan.
Sylvie me fait découvrir la beauté du golfe le soir, sa blonde langueur, ses îlots accessibles, Brigitte, la face océanique de la presqu'île de Rhuys.
Cette Bretagne aux accents iodés  et à la douceur méditéranéenne est merveilleuse. Je découvre un paradis. 




Et commence le grand périple...


Ce projet est déjà une aventure.

Mais après ces mois de confinement nécessaires et anxiogènes,
pouvoir le démarrer lui donne une saveur accrue.
Quelle chance !
Dans le camion, je cherche mes marques. Il y a tant de cachettes, de cases, chaque espace existant est exploité en niches et rangements : je passe un temps considérable à chercher des objets que j'ai moi-même cachés.
Je me maudis beaucoup.

Pendant l'été et l'automne prochain, je vais parcourir un arc d'ouest en est.

au nord de la France : Bretagne, Normandie, Somme, Pas de Calais, 
Nord, Ardennes et Vosges.
Si tout va bien, à la mi-octobre, je serai dans les vignes alsaciennes.

Dans l'immédiat, je poursuis ma route bretonne : Concarneau, Douarnenez et Locronan chez mon amie Marie-Liesse, Camaret chez Catherine, et de presqu'île en presqu'île, Quiberon, Rhuys, Crozon... ma route prend le Nord.

Le travail de dessin et de peinture se fait au fil de la route.
Voici le superbe château de Suscinio, entouré de marécages. 


Maintenant, après 3 jours dans les monts d'Arrée, je rejoins la côte des sables dans le Finistère Nord.
 au niveau de Plouescat. Je retrouve la famille Le Bihan, apéritif sur leur plage, pose des casiers pour Yvon. Ici il fait un temps de rêve, les ciels sont magnifiques. La canicule ne les concerne pas. Voici 2 nouvelles vues du Morbihan en attendant d'autres travaux.
Voici la plage des Le Bihan, bien caractéristique de la côte des sables, avec d'immenses chaos de roches. Nous sommes à Plouescat ou plus précisément à St Eden.

J'ai aussi terminé une vue du charmant port de St Goustan, à Auray.




Voici une vue de Locronan, revu avec Marie-Liesse, et une autre de la pointe de Pen Hir découverte avec Catherine  qui m’accueille sur la presqu'île de Crozon. Magnifiques lieux.




Je quitte l'Armor et m'enfonce un peu dans la Bretagne intérieure, l'Argoat,  où je  passe 3 jours dans les monts d'Arrée et ses forêts mousseuses peuplées de légendes.
Puis je rejoins la côte Nord du Finistère. Après Plouescat, et Menez Ham, je découvre Carantec, côte austère et minérale, puis la région de Martine et Claude Lemaire à Plestin les Grèves.





 
17 août : je pars retrouver Dominique Bourles qui me montre l'extraordinaire château de Fougères.

La vie est belle :








 


Merci à tous mes chers bretons pour leurs merveilleux accueils et les découvertes enthousiastes de leurs coins légitimement bien aimés!
Voici le château de Fougères en Île et Vilaine,  découvert avec Dominique et celui de Fort La Latte près du Cap Fréhel dans les côtes d'Armor,  découvert avec Eric et Laurence, après une miraculeuse pêche aux coques au Guildo.



Je dois quitter la Bretagne, et pour m'aider à le faire, le Mont Saint Michel m'ouvre la porte de la Normandie (car le Couesnon, en sa folie, a mis le Mont en Normandie!).
2 septembre 2020 : Genêts, Granville, Carteret, je remonte le Cotentin le long de sa côte ouest parsemée de havres et de dunes, jusqu'au nez de Jobourg, et retrouve Port Racine, le plus petit port de France, puis Omonville la Rogue et Barfleur, 2 "plus beaux villages de France" et enfin Saint Vaast la Hougue , village préféré des français en 2019. Tout ce territoire de la Hague est préservé et magnifique.

Nous sommes le 10 septembre.

 




A Saint Vaast, je peins aussi le fort de la Hougue, entouré de ses parcs à huitres, puis quitte le Cotentin, si beau, pour longer les longues plages du débarquement. Et voilà Houlgate, Trouville et Honfleur. Retrouvailles avec Etretat et Fécamp, que j'aime toujours autant. J 'arrive à Veules les Roses le 13 septembre.




Les 18, 19 et 20 septembre, j'ai donné rendez-vous à mes enfants à Saint Valéry sur Somme, village médiéval où nous nous retrouvons à 8. Sur les grèves de galets, nous regardons se remplir et se vider l'immense baie de la Somme zébrée de brillances argentées.





22 septembre. Je poursuis mon chemin côtier vers le Nord, pour arriver sur le site grandiose des 2 caps, le Cap Gris-nez et le Cap Blanc-nez, où je m'installe pendant 3 jours à Escalles, un joli village près de la mer.



Adieu bel été.
Voici l'automne, les soirées plus longues et plus noires, la pluie, espérée en tant d'endroits, la jolie grisaille aux mille nuances colorées, les pulls sur les Tee-shirts...
Nous sommes le 25 septembre, je m'enfonce dans les terres du Pas de Calais en direction des extraordinaires marais de Saint Omer.
La pluie m'accable. Pépite, la jeune chienne, perd patience après 3 jours d'enfermement dans les 10 m2 du Camt'Art.
Je pars rejoindre dans le Nord Marie et Xavier qui m'accueillent à Socx, au Sud de Bergues ( bienvenue chez les ch'tis) et me font découvrir le cœur de Flandre.


9 octobre 2020, pluie constante qui ne me freine pas.
Dans le Pas de Calais et le Nord, j'admire la côte d'Opale, le marais de Saint Omer, les magnifiques beffrois et moulins à vent, les maisons de briques ocres aux pignons à gradins, j'effleure les impressionnants terrils livrés à la nature et je reste 3 jours dans l'Avesnois à Le Quesnoy, cité fortifiée par Vauban, où Elise, ma fille et Floriane, ma presque fille, viennent me voir pour le week-end. Nous traversons la forêt de Mormal pour rejoindre Maroiles au célébrissime fromage (bienvenue chez les ch'tis). Nous goutons aussi au welsh, à la flamishe (orth?) et à la carbonade!

Les filles repartent avec Pépite, la jeune chienne, qui n'en peut plus de la pluie et de l'enfermement et je reprends avec Truffe, ma chienne sénior, ma route vers les Ardennes, pays de bocages doucement ondulé, puis fortement vallonné au Mont Malgré-Tout. 
Je me pose à Revin en bord de Meuse. 
C'est beau.









Le 7, j'arrive à Sierck les Bains en Moselle et dors en contrebas du château des ducs de Lorraine dans un joli camping en bord de rivière, qui termine sa saison demain samedi 10 octobre.
Dorénavant, trouver des campings ouverts va devenir compliqué.

J'aime être en camping : je peux m'y doucher, recharger mon ordi, mon téléphone, ma radio, m'éclairer et me sentir en sécurité.
Mais, s'il le faut, je pourrai dormir dans la nature. Je l'ai déjà fait plusieurs fois.

Demain direction Sud Est, je pars vers les Bas et Haut Rhin.
Mon but : arriver dans des vignes alsaciennes encore parées de couleurs automnales.
Il ne faut pas trainer.



Je suis séduite par la beauté des Vosges en ce début d'automne.
Je me rends à Graufthal près de La Petite Pierre, dans le Parc Naturel Régional des Vosges du Nord pour trouver "les maisons des rochers", petits habitats troglodytiques bleus suspendus à mi-hauteur d'une haute falaise de grès rose.


Le 13 octobre j'arrive à Niedermorschwir, un très beau village de vignerons, niché au cœur de célèbres côteaux le Sommerberg, le Florimont et suis généreusement accueillie chez Odile Weinzorn.
Couleurs, colombages, fleurs, vignes, tout est beau ici. 
J'ai raté les vendanges, faites en août avec un mois d'avance mais me régale dans ce village alsacien typique. 




Petite randonnée  dans les Vosges au dessus du Gazon du Faing dans un paysage de bruyères, de roches et de myrtillers.




Je quitte mes talentueux viticulteurs pour découvrir près de Gérardmer des Vosges plus montagnardes. J'avais une idée fausse de ces montagnes que j'imaginais sombres.
En réalité les paysages sont splendides. Ce sont des alternances de monts, de forêts, de pâtures lumineuses, de lacs, de cascades...
la nature est indemne.





Le 19 octobre je suis accueillie à Vagney (chez Marljin et Yann Godé,  le mari de la tante du compagnon de la fille de mon frère !!!). Couple créatif, tant en cuisine qu'en graphisme, qui vit dans une vieille ferme isolée des Hautes Vosges, entourée d'arbres. Je parcours avec Truffe les "Sentiers De La Photo", une exposition à ciel ouvert dans la montagne, montée par Yann Godé, où d'extraordinaires photographes nous plongent en immersion totale avec la faune sauvage.



Mais nous devons partir vers l'Est. Au revoir l'Alsace et les Vosges montagnardes, vous êtes si belles !



Après une étape sur les bords du canal de l'Est et de la Moselle, à Charmes sur une aire herbeuse où de nombreux canards sauvages m'adoptent, je rejoins Nancy et y retrouve ma sœur Florence chez son amie Thérèse.
Promenade en Art Nouveau.
Plaisir de vivre ces 2 jours avec ces filles drôles et positives, et bonheur de dormir dans un vrai lit...





Nous sommes le 26 octobre et j'avance maintenant vers la Champagne et trouve à me poser au Sud d'Epernay chez un viticulteur qui propose du "camping à la ferme". C'est la vieille "Maison Nowack". Je ne trouve plus de campings ouverts maintenant.
A Fleury la Rivière, dans les caves sableuses des vignerons, ont été découvertes des veines infinies de coquillages fossilisés, vieux de 45 millions d'années.
La mer a été là...




Et tombe la nouvelle : 2ème vague et 2ème confinement.
Il me faut rentrer.
Retrouver à la maison Elise, Matthias et Pépite.
Nous sommes le 29 octobre 2020.


Après les mois froids passés dans la tiédeur de la maison, et dans le mouvement de mes enfants qui l'habitent, je pense à repartir.
Les soirs rallongent, je voudrais bien reprendre mon envol.






Je vais repartir. Au revoir les enfants, merci pour toutes ces chaudes semaines passées avec vous, gardez bien notre maison !
 

Nous sommes le 22 mars 2021.
Un semi confinement concernant l'Ile de France vient d'être déclaré il y a 3 jours.
Il n'autorise pas les déplacements entre régions, sauf pour motif impérieux ou déplacement professionnel.

Je vais tenter cette carte là.
La direction de ma petite entreprise va m'autoriser à reprendre mon travail nomade, hors des départements confinés puisque je prends la route vers l'Est : la Bourgogne, la Franche-Comté, les Alpes.
Et puis, dans le fond, à peindre des paysages sur le motif, et en vivant le soir, seule, dans un petit camping-car, j'ai très peu d'interactions avec mes frères humains. Cela se tente.
Si je reviens dans 48 h, ce sera que mes arguments n'auront pas convaincu la maréchaussée...


Et maintenant dernier jour pour remplir les soutes.
Nourriture, croquettes, pinceaux, aquarelle, attestations, ..., il ne faut rien, rien, rien oublier.


Merveilleuse météo lors de ces 10 jours en direction de la Bourgogne.

En quittant Paris, je découvre Santiny où je retrouve une amie de jeunesse, Sophie, perdue de vue depuis 37 ans. Nous n'avons pas changé. (toujours aussi belles!)

Découverte de cette bucolique banlieue aux portes de la Brie, du château de Lésigny, et du beau site remparé de Provins.
Et je rejoins Noyers sur Serein dans l'Yonne où m'accueille mon amie Rita Florin qui tient de belles chambres d'hôtes au cœur du village dans l'ancien relais de poste : le Tabellion.
Rita m'offre les meilleures conditions de travail et de vie.

Voici le Tabellion, dans ce "plus beau village de France" qu'est Noyers sur Serein, un bijou médiéval.


A Noyers, le Serein, si bien nommé, protège le vieux bourg dans son méandre.
Dans les prés mitoyens, je fais voler mon drone qui prend de chouettes photos avec son regard d'aigle.



Aux alentours, en descendant vers le Morvan, je découvre Vézelay, la "colline éternelle", site éblouissant et empreint de spiritualité.







3 avril 2021.
Le troisième confinement national prend effet ce soir.
Dorénavant les camping-cars sont priés de se choisir une aire ou un camping et de n'en plus bouger pendant un mois (voire plus?).
Je décide de rentrer me confiner chez moi dans les Yvelines.
Je remise le camion dans le jardin et y travaille en journée. L'espace est confortable, petit et très lumineux; propice à la concentration.
Mon vieux Camt'Art mérite comme jamais son appellation de camion-atelier.
C'est aussi un poste de vigie imbattable sur la placette du quartier.



Deux pas en avant, un pas en arrière : je vais poursuivre mon travail sur l'Ile de France!



Je reprends la route le 18 mai 2021, toujours en direction de la Bourgogne et de la Franche-Comté.
Je revois Montréal, que, décidément, je parcours toujours sous un ciel menaçant.
(C'était déjà le cas avec les stagiaires du Patata, lors d'un séjour à Noyers).
Et c'est dommage, ce village est charmant, dominant, et nous donne à voir dans son église des stalles en bois sculpté inoubliables.
 

Le soir, arrivée à Flavigny sur Ozerain, encore un "plus beau village de France".
Le vigneron qui devait m'accueillir ne proposant aucun service, même pas celui de l'eau ou d'un wc,
je file m'installer avant le couvre-feu de 19h à "Alésia", dans le camping de Venarey les Chaumes, simple, bucolique et parfait.
Il jouxte une rivière et un étang aux formes complexes, merveilleux pour mon œil et pour mes chiens. 



Le mauvais temps est installé.
Je travaille dans le camion et dans la grisaille.
Etonnamment, Pépite supporte l'inaction. Les chiens comatent un peu pendant que la pluie nous confine dans le Camt'Art.




Enfin, le dimanche 23, une brèche dans le ciel bas et lourd pesant comme un couvercle ...! (coucou Baudelaire.)
Nous fonçons découvrir la ravissante ville de Semur en Auxois sous quelques rayons de soleil.




J'utilise mon drone pour avoir une vue plus zénithale,
 montrant l'accrochage des maisons sur les côteaux et la jolie rivière en contrebas.


(Où l'on peut voir, outre moi en orange, manœuvrant le drone,
 le toit du Camt'Art et son panneau solaire
 qui charge la batterie de la cellule et me procure lumière et énergie.) 

Le 28 mai, voici le retour du soleil espéré.
Je vais aller voir Châteauneuf, ce beau château qui nous a tous fait rêver, là-haut, sur la gauche, sur l'autoroute A6 de nos vacances...
Puis les Côtes de Beaune et les Hautes Côtes de Nuits.
A nous deux, le Clos de Vougeot!
( attention : l'abus d'alcool est dangereux pour la santé.
mais propice à la création ? )

En chemin je suis émerveillée par une ferme-château qui me donne envie
 de devenir fermière-châtelaine!



Après cette vision et ce rêve, je déroge 
à ma règle raisonnable : "ni belles îles ni grosses villes",
et, conduite par Fabienne, une amie de jeunesse,
 je découvre Dijon, la belle burgonde.
Bien sûr, sur le côté de l'église Notre-Dame, je fais un vœu,
 la main posée sur la célèbre chouette porte-bonheur, 
toute usée de caresses et d'espoirs.
Sur la façade du bâtiment, en se cassant le cou,
 on peut voir 51 gargouilles extraordinaires.  



Je roule dans les vignobles de crus prestigieux, les meilleurs Bourgogne,
 Clos de Vougeot, Gevrey-Chambertin, Hautes Côtes de Nuits et de Beaune,...,
 et retrouve Agnès dans le cadre sylvestre et paradisiaque
 de son Philippe Delacourcelle qui tient à Boisrouge, tables et chambres 
dans le village de Flagey Echezeaux.
Ah! Ces moments délicieux avec les amis d'enfance ...





Le 8 juin, je continue vers l'Est et rejoins Ornans, 
où vécut Gustave Courbet, une petite cité de caractère pittoresque 
qui plonge ses pieds dans la Loue et s'y mire.


Ce pays fleure la montagne, il est sculpté, 
propice à l'édification d'architectures défensives. 
Je reviens admirer le château de Joux qui m'avait beaucoup impressionnée 
quand je l'avais découvert avec mes enfants.

Quelles splendides régions que ces Haut-Doubs et Haut-Jura !
Près d'Ornans, en bord de Loue, est érigé le superbe château de Cléron, et je me régale, avec mes chiens, des promenades à Foncine le Haut que j'ai rejoint le 14 juin.
En chemin, je traverse Lods, un village en bord de rivière vive, lui aussi.
Que d'eau, que d'eau, de l'eau fraîche et pure qui dévale vite les pentes herbues.






C'est beau mais c'est fatigant ces paysages!

Mon Camt'Art devient difficile à conduire : les vitesses qui étaient de plus en plus dures deviennent impossibles à passer. Je dois le conduire en troisième.
Monter une côte en 3ème, c'est délicat mais j'y arrive assez bien.
En revanche, le démarrage en côte en 3ème se révèle être un exploit inatteignable en camping-car.
Je visite à la Chapelle des Bois une belle ferme ancienne franc-comtoise, la Maison Michaud et, après quelques suées, je me résous à rejoindre une grosse ville. Ce sera près de Lons le Saunier, à Gevingey, qu'un garagiste compréhensif me changera mon embrayage.

Bon, mon Camt'Art a 19 ans, et c'est le meilleur des camions, il mérite bien d'être bichonné.
Je trouve asile pendant la réparation chez ma belle-sœur Fatima qui habite à Lons, en plein cœur de la vieille ville, sous les arcades. 
S'ensuivent 2 jours de plaisirs citadins : musée des Beaux-Arts (Courbet, Bruegel le jeune et le sculpteur jurassien Jean-Joseph Perraud) et cinéma ( Adieu les cons, je vous recommande).

Puis le 26 juin, je reprends ma route vers Château-Chalon, capitale du vin jaune en équilibre sur la corniche du premier plateau et Baume les Messieurs.
Je m'installe dans la reculée, en bord de Seille, au camping la Toupe dont je n'oublierai pas de sitôt les chaudes pizzas du food truck qui m'ont réconfortée pendant ces incessantes journées de pluie.
Nous sommes le 1er juillet, et il a fait 12 °c cette nuit.

sculpture de Jean-Joseph Perraud

Château-Chalon


La reculée de Baume les Messieurs et son abbaye


Le 2 juillet, je quitte le Jura etprends la route vers le lac de Pannecière dans le Haut Morvan, où Elise vient me retrouver pour le week-end près de Corancy. Ensemble nous gravissons le mont Beuvray et visitons le musée gaulois de Bibracte, et c'est du bonheur, ces quelques heures avec ma petite chérie!



Après son départ, je prends la direction du Sud, vers Saint André d'Apchon dans la Loire, où je suis accueillie par mon amie Jacqueline Montroussier, ancienne voisine revenue sur ses terres viticoles couler ses jours heureux de très jeune retraitée.

Orgie quotidienne de mousserons cueillis dans son pré,
je ne m'en lasse pas !
Vie paisible et joyeuse ici, je fais la connaissance de son voisin vigneron, Marcel, un très beau monsieur au regard pétillant (comme un des vins qu'il élabore !)


Découverte du Brionnais et de la côte roannaise, avec des jolies vues sur les vignes et des églises dorées ( la blonde pierre de Charlieu)

Voici l'abbaye de "La Bénisson Dieu", un village on ne peut mieux nommé !

et la situation extraordinaire de Saint Jean-Saint Maurice, enserré par la Loire, 
que l'on peut regarder du haut d'un donjon.

Elise et Matthias, qui remontent de l'Aveyron, nous retrouvent et embarquent Pépite et Truffe, qui vont aller passer un mois estival à Voisins, puis à Belle-Ile.

et c'est, sans les toutounes, que je reprends la route le 19 juillet.
Chistine Broguière m'accueille dans ses vignes et sous le tilleul de sa belle et vieille maison de famille du Bas Beaujolais.
Encore un pays de vin !
Ici, c'est le côte de Brouilly.

Un pigeonnier dans les vignes de Bagnols

Je veux profiter de l'absence de mes chiens pour aller en haute montagne, le grand âge de Truffe ne lui permettant plus les ascensions fatigantes.
Le 21 juillet 2021, je découvre Yvoire, admirable "plus beau village de France", bâti sur la rive Sud du lac Léman,  puis je rejoins mes amis Dominique et Xavier Giraudel à Evian.

Nous flânons dans les couleurs aquarelles des couchers de soleil du lac.
C'est beau ces montagnes désaturées qui trempent leurs pâtures dans l'eau argentée.
Le lendemain, nous grimpons plus haut, dans les estives surplombées par la dent d'Oche.




Le 30 juillet, je quitte le Lac Léman, comblée par son ravissant village médiéval Yvoire et par Evian, dont la célèbre eau minérale, filtrée par la montagne, met 15 années pour parvenir jusqu'à la ville thermale.

Yvoire, sur le Lac Léman

la source Cachat à Evian

Je m'enfonce dans les montagnes sous un crachin breton, me confronte à l'impressionnant cirque de Sixt-Fer-à-cheval, une saisissante muraille de roche verticale et rejoins au dessus du Grand Bornand le chalet de mon oncle et de ma tante Bernard et Claire, qui me montrent quelques jolis coins locaux.

le chalet du Grand Bornand

la chapelle des plans et le col de Galibier

Le 6 août, révélation d'un deuxième magnifique lac : celui d'Annecy, qui se dévoile à mes yeux le soir, puis la nuit. Magique vision zénithale. Je partage ce moment éblouissant avec mes neveux Timothée et Laure.
En ville, le lendemain, ma sœur Véronique me promène dans le charmant "vieil Annecy", aux accents italiens colorés.

pique-nique au col de Forclaz

le lac d'Annecy

le vieil Annecy

Je quitte la Haute-Savoie le 10 août, gravis le Cormet de Roselend et dévale la montagne jusqu'à Bonneval sur Arc, "plus beau village de France " à la pierre grise et aux toits de lauze.
Me voici en Haute Maurienne Vanoise, sur le chemin des chapelles baroques.

le lac de Roselend

Bonneval sur Arc

Le 15 août, sous une chaleur torride (serait-ce enfin l'été?), je roule vers le plateau du Vercors, haut lieu de la résistance en 1944. 

le village martyr de Valchevrière et le plateau du Vercors

Le 20 août, je descends d'un trait en Ardèche, pour une semaine de vacances avec mes 4 enfants: Marjolaine, Pierre, Corentin, Elise, et leurs "valeurs ajoutées" : Choubi, Anaïs, Amandine et Matthias.


A quelques pas de la rivière Ardèche nous habitons le magnifique Mas des Salles.






Au loin, par dessus les vignes, se dressent de belles falaises. Nous découvrons le vertigineux village médiéval de Balazuc et les très beaux alentours.





Et c'est dans ce beau gîte que j'accueille, une semaine plus tard, 11 peintres ( et amis!) avec lesquels nous allons dessiner et peindre cette Ardèche méridionale qui nous inspire beaucoup.
Rires, retrouvailles, communauté, amitié... l
Les retrouver me fait tellement de bien!


Après leur départ, je reste encore une semaine au Mas des Salles où les propriétaires des beaux gîtes m'installent, avec mon Camt'Art, à l'arrière de leur ferme.
Je suis dans des conditions parfaites pour travailler à l'abri du soleil, promener et faire jouer mon chien blanc Pépite.
Truffe, ma chienne noire, trop âgée pour supporter la chaleur du Sud et pouvoir m'accompagner dans les repérages, est repartie avec mes enfants vivre une vie plus tranquille. 




Le 14 septembre, je pars et rejoins la Drôme, au pied du Vercors et du Glandasse, chez mon amie Marie-Claude, dans son hameau des Gallands. Belle découverte de Châtillon en Diois et de jolis villages de montagne aux toits de tuiles provençales.




Avec elle, je découvre, sous les falaises du Glandasse, la ferme-abbaye cistercienne de Valcroissant, fondée au XII ème siècle par les moines de Bonnevaux. 
Marcel Légaut, célèbre mathématicien devenu berger, y éleva enfants et moutons. L'endroit, un sensationnel bout du monde, propose maintenant un gîte de séjour pour les randonneurs du " chemin des huguenots".
Les vignes courent dans ces superbes paysages montagneux.

l'abbaye de Valcroissant



Les vignes courent dans ces superbes paysages montagneux.






Le 20 septembre 2021, je quitte le pays diois et, prenant la route escarpée du col de la Bataille, et de Léoncel, je rejoins, à l'Est de Valence Alixan, un petit village de plaine "capitale des  villages circulaires" où je suis accueillie chez Alain Roth, un ami photographe, ancien des Arts Déco, lui aussi.
Il aménage sa maison et son atelier dans une maison ancienne typique, faite de galets de rivière. 


J'arrive le 22 septembre à Monastier sur Gazeille, petite cité de caractère en Haute-Loire, au camping l'Estela, destiné aux randonneurs qui suivent les pas de Stevenson (L'île au trésor) et de son ânesse Modestine dans la traversée des Cévennes. Il y a près de là, à Moudeyres, de belles maisons de pays aux toits de chaume
Monastier sur Gazeille



Je remonte vers le nord du département et arrive le 29 à Pont-Salomon dans la petite ferme d'Anne-Marie, avec laquelle je lie amitié.

La ferme d'Anne-Marie

Dans la vallée des forges, au bord de la Semène, se trouve un site industriel témoin d'un passé très intéressant. On fabriquait ici des faux. Un talentueux forgeron coutelier, Christophe Mezzasoma y est encore installé.


Au revoir la Haute-Loire, je remonte un peu dans le Sud de la Loire à Monrond les Bains, chez Olivier et Virginie, des amis de ma sœur. En chemin je découvre Montarcher et Saint Romain le Puy, puis Champdieu, recommandé par le sculpteur sur bois Gilles Tranchant, installé à Montbrison dans le Forez, tous lieux magnifiques et inspirants. 

L'atelier du sculpteur Gilles Tranchant

Le 7 octobre, en route vers le Cantal, je m'arrête à Lavaudieu, un "plus beau village de France" qui m'enchante, et, continuant mon périple vers l'Est, je parcours la chaîne des volcans jusqu'au Sud de la Corrèze pour voir les ruines sublimes des Tours de Merle et la jolie ville d'Argentat qui se mire sur la Dordogne.
Somptueux paysages et très beaux batis de la Xaintrie.

Les Tours de Merle

Argentat sur Dordogne

Prenant conscience que je suis maintenant proche du Périgord, je décide, sur un coup de tête, de revenir à Terrasson, petite ville très chère à mon cœur où j'ai une "maison/galerie", confiée pendant ces 2 ans d'itinérance à une amie artisane.
Je suis logée et choyée chez mes anciens voisins Daux, devenus des amis, qui ont une extraordinaire maison en centre ville. Mon Camt'Art trouve un abri très sûr dans leur jardin.


Dans les Yvelines, chez moi à Voisins à Bretonneux, une pression se fait sentir pour que je revienne.
La vieille chienne Truffe, trop âgée pour découvrir les contrées escarpées des montagnes alpines et du Massif Central, a été récupérée par mes enfants. Mais elle tombe malade. Elise, inquiète, me presse de revenir. Il y a 5 mois que je suis repartie.
Je compte, en Ile de France, profiter des couleurs automnales en explorant les alentours; et les endroits merveilleux sont en nombre là bas aussi.